Au secours, maman, papa!



Je n'avais pas prévu parler de choses d'école, mais là je parle d'enfants. C'est pas pareil! J'ai vu qu'il y avait beaucoup de réactions sur facebook suite à l'article de Stéphane Paradis (Gustave et cie.) dans la Presse d'aujourd'hui. Certes, cet excellent et pertinent article m'a interpellée puisqu'il parle de détresse et de souffrance chez les enfants. Petits clients que je côtoie à presque tous les jours depuis des lunes ..il me semble. Je ne suis pas certaine que je vais me faire aimer de tous ici, mais bon...c'est MON blogue,hein?
Certains diront peut-être: "De quoi se mêle-t-elle? Que connaît-elle à ce sujet? Elle n'a même pas d'enfants!"
Depuis 21 ans, je vis avec ces mignons, 10 mois par année,5 jours sur 7 et 5 heures par jour. Non, je ne leur donne pas leur bain, je ne les nourris pas, je ne les mets pas au lit, mais je les accueille à chaque matin avec un sourire, un bonjour ou un clin d'oeil chaleureux. Ils débarquent en classe avec leur petit sac d'école rempli de livres, de crayons, de préoccupations, de besoins à combler, de grosses "pépeines" parfois. Ils ne les verbalisent pas, mais ça se sent, ça se palpe. Certains cherchent l'attention (on dit qu'ils nous cherchent, qu'ils nous testent, qu'ils nous siphonnent). D'autres souffrent de déficit de l'attention...Je ne suis pas spécialiste en la matière,mais j'ai l'impression que certains de ces enfants se mettent sur "PAUSE" tant la vie qu'on leur fait mener est exigeante et incohérente. De mon côté, j'essaie tant bien que mal d'offrir à chacun d'eux et ce, à tous les jours un sourire lumineux, un mot gentil ou une petite tape sur l'épaule. Tout un défi me direz-vous! L'expérience derrière la cravate ça sert à ça. Je "close" leurs journées en leur souhaitant avec amour une belle soirée ou leur envoie un sincère "À demain"! Je les remets ensuite aux bons soins de maman, papa ou de la gardienne. Il n'est pas rare de voir maman ou papa venir chercher le petit après les classes en parlant au téléphone cellulaire. "Bluetooth" à l'oreille, (Coudonc, est-ce que ça s'enlève ça ou bien c'est là pour la vie?) ils viennent chercher leur progéniture. Souvent le petit ou la petite a les bottes dans les mauvais pieds, possiblement pas le bon manteau... Je soupçonne même parfois quelques parents de réaliser en arrivant à la maison qu'ils n'ont pas pris le bon enfant. OUI, j'exagère, c'est certain, mais c'est pour faire réagir! J'espère de tout coeur au nom des quelques 500 mignons que j'ai côtoyés depuis mes tous débuts... que j'ai réussi!

Commentaires

  1. Nous sommes tous "belles-mères" et "beaux-pères" puisque notre quotidien se tisse en relation avec les enfants DES AUTRES aussi ! Les Africains n'ont-ils pas dit : "Il faut tout un village pour élever un enfant" ? Nathalie, je t'encourage à poursuivre ta mission, ton rôle est déterminant dans la vie de plusieurs enfants. Nous devons faire notre part, plus que jamais, pour le mieux-être de nos jeunes, je dirais même qu'il y a urgence. Merci de faire partie de l'armée de passionné-e-s !! :-)

    Stéphane Paradis
    Coach en estime personnelle - Gustave & Compagnie

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  2. Nathalie, tu viens tellement me rejoindre, tabarnouche que ça me tue quand je vois des parents chercher leurs enfants à 17 heures avec des airs de boeuf, j'en ai le coeur gros chaque fois. Ce n'est pas un clavier à code d'accès que vous devez installer pour permettre l'accès à l'école, c'est plutôt un détecteur de sourire. "T'as l'air bête? Désolé casse-pied, tu ne passes pas !!!"

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