Mon pays c'est l'hiver!


Vous ai-je dit récemment que je commence à en avoir assez de l'hiver? Je ne crois pas, car habituellement lui et moi, on est amis. L'hiver, j'adore faire de longues promenades bien emmitouflée et surtout bien accompagnée, sortir de la ville pour tester mes super-raquettes, aller glisser sur le Mt-Royal, assister à l'IGLOOFEST dans le Vieux Port, aider mes voisins à pelleter. J'entends des:"Ah, mais si tu pratiquais plus souvent des sports d'hiver, tu ne chialerais pas!" J'aimerais bien en pratiquer des "foutus" sports d'hiver, mais je n'y arrive pas cette année. Même si des fois je me lève tellement "rackée" que j'ai l'impression d'avoir fait de la raquette hors-piste avec frérot, skié pendant 2 jours de temps à Tremblant ou essayé d'impressionner Roméo avec des "boucle-piqué" à la patinoire du Parc Laurier.
Les virus me collent au cul comme jamais. Je me demande même ce que j'ai fait pour mériter ça. Puis,est-ce que quelqu'un peut mériter ça? Ce qui me réconforte, c'est que je sais que je ne suis pas la seule dans cette situation. En lisant les blogues ou les statuts Facebook, je me rends compte que les virus cette année sont extrêmement irritants, collants, déplaisants, enrageants, envahissants, exaspérants et par le fait même vraiment "chiants". J'aurais presque le goût de créer une page Facebook, créer un lieu de défoulement pour convalescents.
La semaine dernière, après plus d'un mois de "toussage", mon corps a décidé de montrer des signes de: "J'en peux pu! Chu à veille de faire la grève!" Plus la semaine avançait, plus les muscles se tendaient, donc les vertèbres n'étaient plus capables de reprendre leur place et faire leur job. Vraiment l'fun quand il faut faire face à tous les jours à une bande de mignons, plaignards qui eux aussi ont excessivement hâte aux vacances! On se répète dans sa tête que " La vie se vit, un jour à la fois!" En fait, c'est du sérieux, car on ne sait même pas si la carcasse tiendra debout encore demain. Les gens que j'ai côtoyés dans les derniers jours comprendront, j'espère, mon air absent, dans ma bulle, engourdi par les anti-inflammatoires quand ce n'était pas l'alcool (en soirée, je tiens à préciser).
Je me suis donc promenée toute la semaine avec dans mon sac d'école, des comprimés pour engourdir le mal, un sac magique pour le chaud, une pochette de gelée pour le froid et pour envelopper le tout...un nouveau parfum du nom de VOLTAREN (un puissant analgésique). Le plus vendu au monde, y paraît!
Un vrai tour de force que de se crémer en cachette, se mettre du chaud sans que personne ne nous voit. Puis, assez gênant de demander à des collègues de nous frotter les trapèzes dans l'UNIQUE salle de toilettes de la bâtisse. Mission accomplie!
Quand on dit que notre corps nous parle, il faut l'écouter? Ben moi, il criait au meurtre!
Ce matin, je me sentais beaucoup mieux. J'imagine que toutes les précautions prises la semaine dernières ont aidé. Puis, que dire de la charmante soirée d'hier passée en agréable compagnie? Non, non,non, n'allez surtout pas croire que j'ai fait des galipettes. J'ai fait la "matante". Pas n'importe laquelle, la "matante" cool avec les jumeaux les plus beaux de la Terre, ceux de Céline! Chanceuse, je le suis en effet!
Même si j'ai passé la soirée chez Céline à faire des "gagagougou" avec les jumeaux...la vie continue. C'est samedi et il est de mise de faire un peu de ménage (Yessss, je suis capable!), "d'embrayer" le lavage (Yessss, je vais avoir enfin du linge propre à me mettre.) et d'aller voir mes ti-copains au Métro Chèvrefils (Bof!). Enfin, je vais pouvoir recommencer à avoir une vie!
Hiver comme été, je fais mes courses à pied. C'est certain que l'hiver parfois c'est un peu plus de sport, mais c'est ma contribution volontaire envers l'environnement. Je ne prends jamais ma voiture la fin de semaine.
En me rendant à l'épicerie, j'avais le sourire aux lèvres, je souriais à tous les passants, je me sentais légère, je me sentais bien. Après quelques minutes à voler au volant de mon chariot d'épicerie, je me suis dirigée à la caisse pour entendre les grossièretés que la caissière avait à dire à l'emballeur.En leur souriant, j'ai pris mes deux gros sacs et les ai placés sur chacune de mes épaules en faisant attention aux points de pression.
J'ai eu envie d'arrêter me prendre un café,mais il me manquait une main. Je suis passée tout droit sur Laurier et j'ai commencé ma montée sur ma rue. Les trottoirs étaient passablement glacés, mais j'aimais le défi de déposer mon pied sur les plaques d'asphalte. Une vraie funambule du Plateau! C'était presqu'amusant, jusqu'à ce que mon oeil me joue un tour. Mon pied droit a glissé sur un plaque de glace. J'ai perdu l'équilibre et me suis retrouvée sur le dos, la jambe droite allongée, la gauche pliée, les deux sacs encore accrochés à mes bras, la tête appuyée sur le pain à la cannelle. Pas eu le temps de penser à une quelconque fracture, quelqu'un m'a relevée...l'ORGUEIL!
Je ne sais pas encore si j'en garderai des séquelles. J'ai pris un bon bain de sel en arrivant, une poignée d'Advil, me suis frottée avec VOLTAREN et j'ai mis du froid sur mon dos. Je vous écris de mon lit, bien installée hyper-confortablement. Je ne pense pas faire de sport en fin de semaine et pour les galipettes, prenez un numéro svp!

Commentaires

  1. Manquait plus que ça: une chute sur la glace. Décidément, cet hiver n'est pas très clément pour toi.

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