Aaaaaaaaaaaaaaah, la relâââââââche!


Hum, douce récompense tant attendue, la carotte au bout du bâton, la lumière au bout du tunnel. Bref, ce moment de répit tellement apprécié par les enseignants, les éducateurs et aussi par les élèves nous est servi sur un plateau d’argent. Je ne sais pas si c’est à cause des virus tenaces et collants de cet hiver 2011, mais la relâche revet cette année une toute nouvelle dimension. On se promet tous d’en profiter, d’en jouir, de se récompenser, car l’hiver est minable…Oupsss,interminable!

Pour certains, ce sera les vacances dans le sud. Le soleil, la mer turquoise, les palmiers, le sable chaud entre les orteils, les drinks tropicaux, des moments magiques loin de la routine.
Pour d’autres, c’est l’appel de la montagne. De la neige, du vent, du froid, des pentes. Pour eux c’est ça les vacances. Ils finiront leurs journées devant un majestueux feu de foyer en sirotant un elixir de vie, blanc ou rouge.
Il y a ceux qui se lancent dans les projets “déco”, peinture du sous-sol, rénovation de la cuisine, grand ménage de la chambre à coucher. Adeptes de “Manon, tu m’inspires!”, j’avoue qu’ils m’épatent ceux-là.
Il y a aussi ceux qui se la jouent douce et relaxe. Leur projet? Profiter de la vie au quotidien, faire des choses qu’ils ne se permettent pas habituellement. Ils vont courir les musées, voir les films en nomination aux Oscars, se faire masser, lire en plein milieu d’après-midi, dîner avec une copine (ou un copain), prendre un café sur Laurier en observant les gens passer, souper avec les “potes” qu’ils n’ont pas vus en 2011, aller marcher pour le plaisir, fouiner à la bibliothèque pour eux-même et se “scotcher” le plus souvent possible à leur matelas.
Cette année, je fais partie de cette dernière catégorie et je l’accepte. C’est sûr que j’aurais préféré me faire dorer la pilule sur une “beach”. Surtout que la pilule elle est blanche en maudit c’t’année. L’idée de me faire “cruiser” par les p’tits cubains m’aurait plu, me faire prescrire des Daiquiris aux fraises par intraveineuse m’aurait réjouie, danser le zouk avec des Martiniquais très entreprenants ne m’aurait pas fait peur, faire du body surf en Jamaïque m’aurait excitée, mais … La hausse indécente des prix des voyages en temps de relâche et le refus de mon employeur de nous permettre de planifier nos vacances à notre goût (à nos frais) sabotent mon désir d’évasion. Puis, une semaine, ça passe très vite. Et souvent, à trop faire de plans, on s’épuise et on a l’impression qu’on n’a pas eu le temps de se reposer (Ce qui est le but premier de cet arrêt, y paraît!). Se reposer…. on pourrait pas échanger ce verbe pour “en profiter”?

Donc, à la veille de la semaine de relâche, on rêve de soleil, de neige, de déco ou de petits bonheurs au quotidien. Cette aspiration à la liberté nous tient en vie, nous met le sourire aux lèvres, nous ragaillardit. C’est notre bonbon, notre “nananne”, notre bonus ! Yé, elle est là, cette amie qu’on chérit dès le début janvier. LA RELÂCHE!

Au retour, on aura tous hâte de se raconter comment notre chère amie nous aura vivifiés. Lise aura passé toute la semaine sous le même palmier à dormir parce que trop épuisée pour lire. Francine aura commencé à ronfler à tous les soirs après son premier verre de vin devant le foyer à Whistler parce que trop brûlée. Le chum de Denise devra finir la bouteille de vin parce qu’elle se sera endormie sur la peau d’ours au chalet. Michou n’aura pas été capable de recevoir ses “potes” à souper parce que la peinture de la cuisine ne sera pas finie à cause de ses siestes quotidiennes. Huguette aura transformé sa chambre en quartier général, car trop exténuée pour se déplacer d’une pièce à l’autre.
Catherine aura des plaies de lit parce qu’elle aura fait du cinéma-maison-au-lit 7 jours sur 7 et moi dans tout ça, je rentrerai au boulot l’air “bourru” parce que je n’aurai pas réussi à cocher la moitié de ma liste de choses à faire. Cette idée aussi de faire des listes. Vais-je me dompter un jour?

Sincèrement, chers amis et collègues…Je vous souhaite une semaine à votre goût. Écoutez votre corps, écoutez votre coeur et dites vous que “La semaine de relâche” est UNE AMIE QUI NOUS VEUT DU BIEN!

Commentaires

  1. Je te souhaite une belle semaine remplie de tous les petits bonheurs quand nous ne sommes pas au travail... Ne pas se mettre trop d'attentes, planifier au moins une activité par jour, c'est le secret, je crois ;)

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