Vie étudiante

AVERTISSEMENT:

Ce billet n’a pas pour but de prendre position dans le dossier concernant la grève des étudiants qui se mobilisent contre la hausse des frais de scolarité. Mes proches savent déjà ce que j’en pense. J’ai juste le goût de vous raconter comment ça se passait dans mon temps.

N’allez surtout pas croire que je sois une “vieille croûte” parce que j’utilise l’expression “dans mon temps”. Il paraît que je n’ai pas beaucoup changé…physiquement!

Je suis entrée au CEGEP en 1985 et j’en suis sortie 2 ans plus tard, diplôme en poche. Je vous avoue que ces deux années m’ont semblé une perte de temps. Sans prétention, je serais bien passée à l’Université tout de suite après mon secondaire. Je suis donc entrée à l’Université Laval en 1987 et sortie avec un baccalauréat 3 ans plus tard.

Cinq ans après mon entrée sur le marché du travail, ce qui coïncidait avec l’obtention de ma permanence, je suis retournée aux études. Je me suis inscrite à un certificat de perfectionnement s’échelonnant sur 2 ans, en cours du soir à l’Université de Montréal. Depuis ce jour, je n’ai jamais cessé de croire qu’il était important que je me dote d’une formation continue considérant qu'il était de ma responsabilité d’y veiller et non celle de mon employeur ou de la société. J’ai même contribué à plusieurs reprises à celles des autres en donnant des formations ou en publiant des bouquins mettant en valeur la pédagogie.

Revenons en arrière maintenant. Lors de mes études post-secondaires, j’habitais chez mes parents. Ils m’ont logée confortablement, nourrie plus que convenablement et soutenue tout au long de mes études. Chanceuse va! Concernant les frais de scolarité et l’achat des manuels, c’était ma responsabilité. Je ne remercierai jamais assez mes parents de m’avoir permis de me prendre en main à ma majorité. J’imagine cependant que les factures de 1987 et celles de 2012 ne doivent pas se ressembler. Comme on dit: “C’est la vie, spaghetti, ravioli!”

Bien sûr pour payer mes études, je devais travailler. Comme je n’étais pas en médecine, je pouvais me permettre de travailler une quinzaine d’heures ce qui me permettait de payer mes cours, mes livres, ma “passe” d’autobus, quelques vêtements et le café du Campus. À L’époque, je n’avais pas de téléphone cellulaire, ni d’ordinateur. Je me demande comment je faisais, mais bon!

À l’Université, j’ai pu bénéficier d’un prêt étudiant et cela durant 3 ans. Cela m’a permis d’avoir un “coussin” en cas de problèmes et de vivre un peu plus aisément. Je ne suis pourtant pas allée en voyage dans le Sud pendant cette période, car je travaillais. Je ne sortais pas non plus tous les soirs dans les bars car j’étudiais la semaine et je travaillais la fin de semaine. Ce qui ne m’a pas empêchée de socialiser en faisant partie de nos comités d’étudiants tout au long de mon parcours. J’ai terminé mon bacc avec un rendement académique fort enviable et des performances dignes de mention (selon mes enseignants) lors de mes stages en milieu de travail.

Lors de mon embauche en 1990, j’ai mis 10 ans par la suite à rembourser ces fameux prêts. C’est vrai que je ne devais pas avoir le même montant de dettes qu'un étudiant en médecine ou d’un étudiant en génie, mais j’avais à 21 ans une responsabilité financière adaptée à mon jeune âge.

22 ans après ma sortie de l’Université, j’ai une job que j’aime et qui me convient. Je considère que je gagne bien ma vie. J’ai un cellulaire, un ordinateur (un Mac en plus), une voiture, je bois à l’occasion du café StarBucks, je vais au resto régulièrement, je me paie des voyages dans le sud et aussi en Europe et cerise sur le sundae…j’habite le chic et en même temps controversé Plateau Mont-Royal.

Ah, j’oubliais….je paie tellement de taxes et d’impôts que ça mériterait presqu’une p’tite manif. Vous venez?

Commentaires

  1. Probablement que tout ce blogue représente le parcours fait par plusieurs de tes lecteurs. J'ai terminé mes études sans dettes... mais avec des problèmes d'insomnies car je travaillais de nuit pour payer mes études.
    Aujourd'hui je profite de tout à fond... et je ne me sens en dette envers personne.
    Pour la manif j'en suis mais il faut que je m'assure que je ne serai pas en voyage...
    Robert alias Bob en Voyage!

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