Je me sens femme lorsque...

Je jette un oeil dans ma penderie et constate qu’elle déborde de vêtements. Je me félicite puisque j’en ai pour toutes les occasions comme, assister au gala Artis, faire un safari en Afrique, peindre un grand 5 ½, aller cueillir des champignons sauvages, bronzer sur la Côte d’Azur, faire de la figuration dans les Invincibles, aller au parc à chiens, niaiser sur facebook…

Mon miroir ose me regarder dans les yeux et me parler, ce qui fragilise ma confiance en moi car il voit (l’imbécile) des choses que je ne vois pas. Miroir, miroir, dis-moi…

Après une semaine de fous, je préfère mettre une tuque au lieu de me laver les cheveux le samedi matin pour aller chercher mon café au coin de la rue. Sauf l’été on s’entend car je porte…une casquette.

Je bave langoureusement en regardant la photo à la page 146 du Magazine Châtelaine du mois d’avril 2012. Non, ce n’est pas un gros gâteau 10 étages double fudge au chocolat, mais ça a quand même l’air cochon…

Je broie avec amour mes amandes, mes noix du Brésil et mes graines de lin tous les matins pour mon smoothie. C’est quand même mieux que de broyer du noir et s’enfiler 4 toasts au beurre de peanut!

La nuit, je me permets des pauses de sommeil pour penser à ce que je vais manger le dimanche suivant, aux livres que je veux lire pendant les vacances d’été et à celles que je vais perdre dans les prochaines semaines… Misère!

Je ne peux me glisser dans un sensuel bain moussant SANS une pile de revues, un roman de 500 pages ou ma liste d’épicerie à faire.

Je perds tous mes moyens devant un homme qui me plaît vraiment. La question qui tue: “Est-il sensé s’en rendre compte? ou Est-ce une bonne idée qu’il s’en rende compte?”

À l’épicerie, je fais semblant de lire les informations sur les boîtes de céréales ou de biscuits et que soudainement un charmant client veut m’embarquer dans son panier. “Cette semaine, cuisses de poulette en spécial!”

J’ai l’impression qu’une paire de souliers ou sandales de chez Tony Pappas me fait de l’oeil. Elles font tellement pitié que la Cendrillon en moi doit en adopter une paire sur-le-champ. Expérience digne d’un épisode de Sex and the city.

Je me change de kit 18 fois avant de sortir avec Mr. Right. C’est pas le choix qui manque dans mon département des costumes. Il est peut-être là mon problème! Carrie Bradshaw sors de ce corps!

Je retourne me voir dans le miroir (l’imbécile) 22 fois pour replacer mes cheveux avant de sortir avec Roméo sachant très bien qu’il ne remarquera que le pétillant de mes yeux ou selon le cas mon décolleté semi-plongeant.

J’entends un bébé qui pleure et que mes oreilles deviennent comme celles de Spock. J’avoue que je n’attends pas qu’elles reprennent leur taille normale avant de mettre mes bouchons.

Un simple nouveau rouge à lèvres devient un nouveau souffle à ma vie. Ne me reste plus qu’à trouver quelqu’un à embrasser. Page 146 du Châtelaine?

Le chocolat semble l’espace d’un instant pouvoir résoudre tous mes problèmes. Enfin, presque tous! ;)

Je n’ose pas ramener Mr. Right à la maison après le souper au resto parce que j’ai un Mont Everest de vêtements sur mon lit. À moins d’avoir rencontré un alpiniste ou une chèvre des montagnes…c’est non!

Je porte des talons hauts et que j’entends le “clac-clac” sur le trottoir ou sur le plancher d’un immeuble. Cendrillon remercie Tony Pappas!

Je me surprends à regarder les jeans ...oupssss, les fesses d’un homme qui me plaît . Le plus jouissif dans tout ça c’est de savoir qu’on l’a fait à son insu.

Je me retrouve autour d’une table avec mes amies, des femmes inspirantes et dignes de confiance et qu’on est toutes accompagnées de confidences croustillantes et… d’une bonne cuvée. Cheers mesdames!

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